points de vue

la parole aux adhérents d'iCamaGA

Thierry Villatte

12 février 2026

METTRE LE CADRE DE VIE AU CŒUR DU PROJET EN CENTRE-VILLE, A TRAVERS UNE APPROCHE GLOBALE ET SENSIBLE DE L’AMENAGEMENT DANS LE RESPECT DU TISSU HISTORIQUE ET DES FORMES URBAINES HERITEES.

La ville réduite à un organe de consommation et de vitesse, devient invisible et faillible dû à des choix politiques et techniques qui ont vidé la ville de son sens habité.

En réduisant l’espace urbain à un système de flux, de normes et de performances, l’urbanisme moderne a fragilisé les conditions mêmes de l’urbanité.

Un programme innovant doit permettre de réinvestir le centre-ville comme espace habité, climatique et social, attentif aux mobilités douces, piétons, cyclistes, PMR, ainsi qu’aux ambiances et aux continuités écologiques

Les objectifs doivent s’inscrire dans une démarche de lutte contre le réchauffement climatique, favorisant la ventilation naturelle des espaces urbains par l’accroissement du végétal et de la renaturation du cœur de ville.

L’augmentation du végétal et la renaturation des sols sont pensées comme des dispositifs climatiques à part entière : îlots de fraîcheur, ventilation naturelle des espaces urbains, amélioration du confort thermique et de la qualité de l’air. La ville cesse ainsi d’être un facteur aggravant de la crise climatique pour redevenir un milieu régulateur.

La perméabilité des sols, la gestion de l’hydrologie urbaine et la renaturation des espaces publics traduisent une volonté de réancrer la ville dans ses milieux naturels. La ville ne peut être durable si elle continue à nier ses interdépendances écologiques. Le végétal, loin d’être un simple décor, devient un acteur urbain à part entière, participant à la régulation climatique, à la qualité des ambiances et au bien-être des habitants.

Cette approche pragmatique répond aux enjeux contemporains de la praticité urbaine et des espaces partagés, vécus comme une expérience sensible, sociale et politique.

Le respect du tissu historique n’est pas ici une posture patrimoniale figée, mais une condition de l’urbanité.

Les formes héritées — rues étroites, venelles, places, seuils — constituent des dispositifs spatiaux favorables à la rencontre, à la lenteur et à l’appropriation. En cela, elles s’opposent aux logiques métropolitaines de l’extension, de la vitesse et de la rupture d’échelle, identifiées comme l’une des causes majeures de la dégradation du cadre de vie.

Les venelles et les places, souvent reléguées à des fonctions résiduelles, sont requalifiées comme espaces de proximité, supports d’usages quotidiens, de rencontres et de respiration urbaine.

L’approche proposée doit donc être volontairement transversale comme fondement d’une ville marchable et appropriable par tous adultes comme enfants.

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*dans les limites de la décence et de la courtoisie